Auteur : Dr JEREMIE TCHINDEBE

Nous vivons dans une génération qui parle beaucoup d’influence. On parle d’influenceurs sur les réseaux sociaux, de leaders d’opinion, de personnalités publiques, d’entrepreneurs à succès, de scientifiques, d’artistes et de responsables politiques capables de transformer la société. L’influence est devenue une véritable monnaie sociale. Celui qui possède une grande audience semble posséder une grande puissance.
Mais une question beaucoup plus profonde devrait préoccuper le chrétien : quel impact puis-je avoir pour Dieu dans ma génération ?
La question n’est pas simplement : « Combien de personnes me connaissent ? » Elle est plutôt : « Combien de vies puis-je contribuer à rapprocher de Dieu, à restaurer, à édifier et à orienter vers la vérité ? »
La Bible nous présente une affirmation remarquable au sujet de David : « Après avoir, en son propre temps, servi au dessein de Dieu, il est mort » (Actes 13.36). Cette phrase contient une véritable philosophie de la vie. David n’a pas seulement vécu ; il a servi le dessein de Dieu dans sa génération.
Voilà probablement l’une des meilleures définitions d’une vie réussie.
Nous ne choisissons pas l’époque dans laquelle nous naissons. Nous ne choisissons ni notre pays, ni notre génération, ni les défis auxquels nous serons confrontés. Mais Dieu nous place dans un temps particulier avec des responsabilités particulières. Notre génération possède ses propres blessures, ses propres questions, ses propres crises et ses propres opportunités.
La véritable question n’est donc pas : « Pourquoi ma génération est-elle devenue comme ceci ? » Elle est : « Seigneur, pourquoi m’as-tu placé dans cette génération, et que veux-tu accomplir à travers ma vie ? »
Comprendre ce qu’est réellement l’impact
L’impact chrétien ne doit pas être confondu avec la célébrité.
Jésus a exercé une influence extraordinaire sans disposer d’un compte sur les réseaux sociaux, d’une institution internationale, d’un budget considérable ou d’un appareil politique. Il a formé douze disciples, enseigné les foules, guéri des malades, accueilli les marginalisés et annoncé le Royaume de Dieu. Pourtant, son influence s’est étendue bien au-delà de son environnement immédiat.
L’impact commence souvent dans des endroits que personne ne remarque.
Une mère qui élève ses enfants dans la crainte de Dieu exerce un impact. Un enseignant qui refuse de tricher avec ses élèves exerce un impact. Un pasteur qui accompagne fidèlement une famille en crise exerce un impact. Un jeune chrétien qui décide de rester intègre dans un environnement corrompu exerce un impact. Un entrepreneur qui refuse de construire sa réussite sur l’exploitation des autres exerce un impact.
Il existe donc une différence entre être connu et être utile à Dieu.
Jésus dira : « Vous êtes le sel de la terre » et « vous êtes la lumière du monde » (Matthieu 5.13-14). Le sel ne fait pas de bruit, mais il transforme ce qu’il touche. La lumière ne discute pas avec les ténèbres ; elle les repousse simplement en brillant.
Le chrétien n’a pas besoin d’être célèbre pour être influent. Il doit être fidèle.
John Stott a beaucoup insisté sur la nécessité pour les chrétiens de penser leur foi en relation avec la culture et les réalités sociales de leur époque. Pour lui, le christianisme ne pouvait pas être enfermé dans les murs de l’Église : le disciple de Jésus est appelé à vivre l’Évangile au cœur du monde, tout en laissant l’Écriture juger les valeurs de la culture. (John R. W. Stott, Issues Facing Christians Today, 4e éd., Zondervan, 2006.)
Cette perspective est particulièrement importante dans notre contexte africain. Notre génération fait face à la pauvreté, au chômage, à la corruption, aux conflits familiaux, à la crise de l’éducation, aux migrations, à l’influence croissante des réseaux sociaux, à l’évolution des mœurs, à la perte des repères et à de nouvelles interrogations concernant la foi chrétienne.
Nous ne pouvons pas simplement nous plaindre de cette génération. Nous devons la servir.
1. Commencer par laisser Dieu transformer notre propre vie
On ne peut pas durablement transformer les autres sans accepter d’être soi-même transformé par Dieu.
Le premier champ missionnaire du chrétien, c’est souvent son propre cœur.
Paul écrit à Timothée : « Sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté » (1 Timothée 4.12).
Remarquons l’ordre. Paul ne dit pas seulement à Timothée de prêcher. Il lui demande d’abord d’être un modèle.
L’influence chrétienne commence par la cohérence.
Notre génération n’a pas seulement besoin de prédicateurs capables de parler ; elle a besoin de chrétiens dont la vie donne de la crédibilité à ce qu’ils proclament.
Il est relativement facile de publier un verset biblique sur Facebook. Il est beaucoup plus difficile de vivre ce verset lorsque personne ne nous regarde.
Il est facile de parler de pardon ; il est difficile de pardonner réellement.
Il est facile de dénoncer la corruption ; il est plus difficile de refuser un avantage injuste lorsqu’il nous est personnellement proposé.
Il est facile de prêcher sur le mariage ; il est plus difficile d’aimer son conjoint avec patience lorsque les difficultés apparaissent.
L’impact commence donc par une question personnelle : « Est-ce que ma vie rend le message de l’Évangile crédible ? »
Le monde n’attend pas des chrétiens parfaits. Il attend des chrétiens authentiques, capables de reconnaître leurs faiblesses, de se repentir et de progresser dans la grâce.
2. Découvrir l’appel particulier que Dieu a placé sur notre vie
Nous ne sommes pas tous appelés à faire la même chose.
Certains sont appelés à exercer un ministère pastoral. D’autres seront enseignants, médecins, entrepreneurs, agriculteurs, juristes, chercheurs, ingénieurs, journalistes, artistes ou responsables communautaires.
L’erreur consiste à croire que seuls ceux qui travaillent officiellement dans l’Église peuvent avoir un impact pour Dieu.
La Bible ne présente pas une séparation absolue entre une prétendue activité « spirituelle » et une activité « profane ». Tout notre travail peut devenir un lieu de service à Dieu lorsque nous l’accomplissons sous l’autorité du Christ.
Os Guinness rappelle que la vocation chrétienne concerne précisément cette dimension : Dieu appelle une personne à lui-même, puis cet appel donne une orientation à l’ensemble de son existence, de son travail et de ses responsabilités. (The Call: Finding and Fulfilling the Central Purpose of Your Life, 20th Anniversary Edition, Thomas Nelson.)
La question à poser n’est donc pas uniquement : « Quel métier puis-je exercer ? »
Il faut également demander :
« Où Dieu peut-il utiliser mes dons ? »
« Quels besoins de ma génération me touchent profondément ? »
« Quelles compétences m’a-t-il données ? »
« Quelles portes ouvre-t-il devant moi ? »
« Qu’est-ce que je peux faire que beaucoup d’autres ne peuvent pas faire ? »
Lorsque les dons personnels rencontrent les besoins de la génération, une possibilité d’influence apparaît.
3. Comprendre les problèmes de sa génération
On ne peut pas avoir un impact dans une génération que l’on refuse de comprendre.
Jésus connaissait les préoccupations des personnes auxquelles il s’adressait. Il parlait de semences, de champs, de filets, de pêche, de monnaie, de dettes, de familles, de mariages, de travail et de pauvreté. Son enseignement était éternel, mais il était communiqué dans un langage compréhensible par les personnes de son époque.
L’Église doit apprendre à faire la même chose.
Comprendre notre génération ne signifie pas accepter toutes ses valeurs. Cela signifie savoir quelles questions elle pose.
Les jeunes se demandent aujourd’hui : Qui suis-je ? Quelle est ma valeur ? Comment réussir ? Comment trouver un emploi ? Comment construire une relation stable ? Peut-on encore croire en Dieu ? Comment distinguer la vérité des fausses informations ? Quel rapport avoir avec les technologies et l’intelligence artificielle ? Comment résister à la pression sociale ?
Les familles affrontent d’autres questions : Comment préserver le mariage ? Comment éduquer les enfants dans un environnement numérique ? Comment gérer les conflits ? Comment concilier traditions africaines et foi chrétienne ? Comment transmettre la foi à la nouvelle génération ?
Une Église qui ne comprend pas les questions de son époque risque de répondre à des problèmes que personne ne se pose.
Paul constitue ici un excellent modèle. À Athènes, il commence par observer la culture et les croyances de ses interlocuteurs avant de leur annoncer l’Évangile (Actes 17.16-34).
Il ne renonce pas à la vérité. Mais il apprend à communiquer cette vérité dans le contexte culturel de ses auditeurs.
4. Être une réponse aux besoins de sa communauté
Avoir un impact pour Dieu signifie aussi apprendre à répondre concrètement aux besoins humains.
Jésus annonçait le Royaume de Dieu, mais il nourrissait aussi les affamés, guérissait les malades, accueillait les exclus et se préoccupait des personnes dans leur totalité.
Le christianisme biblique refuse de séparer artificiellement l’amour de Dieu et l’amour du prochain.
Jacques écrit : « Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l’un de vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et rassasiez-vous ! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ? » (Jacques 2.15-16).
Dans nos communautés africaines, les possibilités de service sont nombreuses.
Nous pouvons contribuer à l’éducation des enfants. Nous pouvons accompagner les jeunes. Nous pouvons soutenir les veuves et les personnes vulnérables. Nous pouvons conseiller les couples. Nous pouvons développer des formations professionnelles. Nous pouvons enseigner la gestion financière. Nous pouvons lutter contre l’analphabétisme. Nous pouvons créer des initiatives pour l’emploi. Nous pouvons sensibiliser aux violences familiales. Nous pouvons développer des projets communautaires.
L’impact chrétien devient particulièrement puissant lorsque les gens découvrent que l’Église ne vient pas seulement leur dire : « Croyez en Dieu », mais aussi : « Nous sommes prêts à vous servir parce que Dieu vous aime. »
John Stott a justement souligné le lien entre évangélisation et transformation sociale. Pour lui, le message chrétien transforme des personnes et peut, à travers elles, contribuer à transformer les cultures et les structures sociales. (Issues Facing Christians Today).
5. Investir dans la jeune génération
Si nous voulons avoir un impact durable, nous devons accepter de travailler pour des résultats que nous ne verrons peut-être pas immédiatement.
Moïse a préparé Josué. Élie a formé Élisée. Jésus a formé les Douze. Paul a formé Timothée, Tite et d’autres collaborateurs.
L’un des grands problèmes de certaines communautés chrétiennes est que les responsables veulent être indispensables.
Or un véritable leader ne cherche pas à rendre les autres dépendants de lui. Il cherche à les préparer à accomplir leur propre mission.
Lausanne insiste également sur cette dimension du leadership : l’influence se multiplie lorsqu’un responsable investit dans d’autres responsables et développe leur capacité à servir à leur tour. L’objectif n’est plus seulement l’addition des personnes, mais la multiplication des disciples et des leaders.
Ainsi, si vous voulez avoir un impact dans votre génération, demandez-vous :
Qui suis-je en train de former ?
Qui pourra continuer ce que je commence ?
Qui suis-je en train d’encourager ?
À quel jeune puis-je transmettre mon expérience ?
Quel étudiant puis-je accompagner ?
Quel futur pasteur puis-je conseiller ?
Quel jeune entrepreneur puis-je aider ?
Quel enfant puis-je instruire ?
L’impact le plus profond n’est pas toujours ce que nous construisons nous-mêmes, mais ce que nous permettons à d’autres de construire.
6. Utiliser les outils de notre époque sans devenir esclaves de ces outils
Les réseaux sociaux représentent une opportunité extraordinaire pour le témoignage chrétien.
Mais ils constituent également un piège.
Il est possible de confondre visibilité et fécondité.
Une publication peut obtenir des milliers de vues sans transformer une seule vie. À l’inverse, une conversation privée avec une personne découragée peut n’être vue par personne et pourtant avoir une importance éternelle.
Il faut donc utiliser les outils numériques, mais ne pas leur permettre de définir notre valeur.
Facebook, YouTube, TikTok, Instagram, les blogs, les podcasts et les plateformes éducatives peuvent devenir des espaces d’évangélisation, d’enseignement, de formation et d’encouragement.
Mais le chrétien doit toujours se poser cette question :
« Est-ce que ce que je publie contribue réellement à édifier ? »
Notre génération souffre déjà d’une surcharge d’informations. Elle n’a pas nécessairement besoin de plus de bruit. Elle a besoin de vérité, de sagesse, de discernement et d’espérance.
La qualité du message doit donc compter davantage que la recherche permanente de visibilité.
7. Défendre la vérité avec intelligence et amour
Notre génération pose des questions difficiles.
Elle interroge l’existence de Dieu, la fiabilité de la Bible, l’évolution, l’origine de l’univers, la souffrance, les miracles, la résurrection de Jésus, l’éthique sexuelle, l’intelligence artificielle, la liberté humaine et beaucoup d’autres sujets.
Le chrétien ne doit pas avoir peur des questions.
Pierre écrit : « Soyez toujours prêts à vous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous » (1 Pierre 3.15).
Remarquons encore une fois l’équilibre : raison, douceur et respect.
Nous devons développer notre intelligence autant que notre caractère.
Une foi incapable de réfléchir devient vulnérable. Mais une intelligence dépourvue d’amour peut devenir arrogante.
L’apologétique chrétienne n’a donc pas pour objectif de gagner des disputes. Elle cherche à montrer que la foi chrétienne peut être raisonnablement défendue et intellectuellement prise au sérieux.
Dans une génération marquée par la désinformation, la superficialité et les opinions instantanées, les chrétiens peuvent devenir des hommes et des femmes de profondeur.
8. Refuser le compromis avec l’intégrité
L’une des formes d’influence les plus puissantes aujourd’hui est peut-être devenue la simple intégrité.
Dans un environnement où certains pensent que tout s’achète, qu’il faut connaître quelqu’un pour réussir et que la fin justifie les moyens, le chrétien peut produire un témoignage radicalement différent.
Dire la vérité.
Respecter sa parole.
Refuser la corruption.
Payer honnêtement ses employés.
Respecter son conjoint.
Reconnaître ses erreurs.
Ne pas manipuler les autres.
Ne pas utiliser la religion pour obtenir de l’argent ou du pouvoir.
Ne pas exploiter les personnes vulnérables.
Voilà aussi une manière d’avoir un impact pour Dieu.
Jésus enseigne que la lumière doit briller devant les hommes « afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Matthieu 5.16).
Notre comportement peut devenir une apologétique silencieuse.
9. Accepter que l’impact ait un coût
Il faut enfin abandonner une conception romantique de l’influence.
Avoir un impact pour Dieu coûte quelque chose.
Jésus dit : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive » (Marc 8.34).
Le service chrétien exige du temps, de la patience, des sacrifices et parfois des renoncements.
Certains ne comprendront pas nos choix.
D’autres critiqueront notre fidélité.
Parfois, nous travaillerons longtemps sans voir immédiatement de résultats.
Il faudra continuer.
David a servi sa génération, mais son parcours n’a pas été facile. Joseph a dû traverser l’injustice avant de devenir une bénédiction pour beaucoup. Moïse a connu le désert avant d’accomplir sa mission. Paul a connu les persécutions, les prisons et les oppositions.
L’impact véritable n’est donc pas construit sur le confort.
Il est construit sur la fidélité.
10. Mesurer l’impact autrement que par les chiffres
Notre époque nous apprend à mesurer presque tout par les statistiques.
Nombre d’abonnés.
Nombre de vues.
Nombre de ventes.
Nombre de membres.
Nombre de bâtiments.
Nombre de diplômes.
Nombre de followers.
Ces chiffres peuvent avoir leur utilité, mais ils ne constituent pas le critère ultime de Dieu.
Une personne peut avoir une immense audience et produire très peu de fruit spirituel.
À l’inverse, une personne presque inconnue peut changer profondément la vie de quelques personnes qui, à leur tour, en influenceront des centaines.
La question fondamentale est donc :
Suis-je fidèle à ce que Dieu m’a confié ?
Le Seigneur ne demandera pas à chacun de nous pourquoi nous n’avons pas accompli la mission d’un autre. Il nous demandera ce que nous avons fait de ce qu’il nous avait confié.
La parabole des talents en Matthieu 25.14-30 nous rappelle cette responsabilité.
11. Commencer là où Dieu nous a placés
Il n’est pas nécessaire d’attendre d’avoir beaucoup de moyens pour commencer.
Commencez avec ce que vous avez.
Si vous êtes enseignant, enseignez avec excellence.
Si vous êtes parent, éduquez vos enfants avec amour et vérité.
Si vous êtes étudiant, soyez un étudiant intègre.
Si vous êtes entrepreneur, construisez une entreprise honnête.
Si vous êtes pasteur, prenez soin des personnes que Dieu vous a confiées.
Si vous êtes écrivain, écrivez des choses qui instruisent et édifient.
Si vous êtes sur les réseaux sociaux, utilisez votre influence pour transmettre la vérité et l’espérance.
Si vous avez une compétence, enseignez-la à quelqu’un.
Si vous avez une expérience, transmettez-la.
Si vous avez des ressources, investissez-les dans quelque chose qui survivra à votre génération.
Il n’est pas nécessaire de commencer grand.
Il faut commencer fidèlement.
Une prière pour ceux qui veulent servir leur génération
Seigneur,
Tu m’as placé dans cette génération par ta providence. Je ne veux pas simplement traverser cette époque sans avoir compris pourquoi tu m’y as envoyé.
Donne-moi des yeux pour voir les besoins de mon temps.
Donne-moi un cœur capable de souffrir avec ceux qui souffrent et de se réjouir avec ceux qui se réjouissent.
Donne-moi le courage de défendre la vérité sans arrogance, la capacité de servir sans rechercher la gloire et la sagesse d’utiliser mes dons pour ta gloire.
Transforme d’abord ma propre vie afin que mon témoignage soit crédible.
Apprends-moi à comprendre ma génération sans lui ressembler lorsque ses valeurs s’opposent à ta Parole.
Fais de moi une lumière dans mon environnement, un encouragement pour les découragés, un formateur pour la génération qui vient et un serviteur fidèle de ton Royaume.
Que ma famille soit meilleure parce que j’ai vécu.
Que mon Église soit plus forte parce que j’ai servi.
Que ma communauté soit meilleure parce que j’y ai travaillé.
Que des hommes et des femmes connaissent Jésus parce que j’ai témoigné.
Et lorsque mon parcours terrestre arrivera à son terme, que l’on puisse dire de moi ce qui fut dit de David : « Il a servi au dessein de Dieu dans sa génération. »
Amen.
Conclusion
Avoir un impact pour Dieu dans sa génération n’est pas réservé aux grands prédicateurs, aux théologiens, aux évangélistes célèbres ou aux personnalités disposant d’une grande audience.
C’est l’appel de tout disciple de Jésus-Christ.
Notre génération n’a pas besoin d’une nouvelle génération de chrétiens obsédés par leur propre réputation. Elle a besoin d’hommes et de femmes qui aiment Dieu profondément, qui comprennent leur époque, qui pensent avec sérieux, qui servent avec humilité, qui travaillent avec excellence et qui transmettent fidèlement la foi.
L’objectif n’est pas que notre génération se souvienne nécessairement de notre nom.
L’objectif est qu’elle puisse voir quelque chose de Dieu à travers notre vie.
Nous ne pouvons peut-être pas changer le monde entier. Mais nous pouvons changer l’atmosphère d’une famille. Nous pouvons relever un jeune découragé. Nous pouvons former un futur leader. Nous pouvons aider un couple à ne pas divorcer. Nous pouvons enseigner un enfant. Nous pouvons conduire quelqu’un à Christ. Nous pouvons créer un emploi. Nous pouvons défendre la vérité. Nous pouvons servir une communauté.
Et lorsque des milliers de chrétiens font fidèlement cela dans leurs différents domaines, une génération entière peut être touchée.
La question n’est donc plus : « Est-ce que je peux avoir un impact ? »
La question est :
« Quel impact Dieu veut-il produire à travers moi, là où il m’a placé ? »
Car notre génération n’est pas seulement un contexte dans lequel nous vivons.
Elle constitue le champ de mission que Dieu nous confie.
Références bibliographiques
- Guinness, O. (1998). The Call: Finding and Fulfilling the Central Purpose of Your Life. Word Publishing.
- Guinness, O. (2015). The Call: Finding and Fulfilling the Central Purpose of Your Life (20th Anniversary ed.). Thomas Nelson.
- Stott, J. R. W. (2006). Issues Facing Christians Today (4th ed., revised and updated by R. McCloughry; with additional chapter by J. Wyatt). Zondervan.
- Stott, J. R. W. (1990). The Contemporary Christian: Applying God’s Word to Today’s World. InterVarsity Press.
- Wright, C. J. H. (2006). The Mission of God: Unlocking the Bible’s Grand Narrative. IVP Academic.
- Keller, T. (2012). Every Good Endeavor: Connecting Your Work to God’s Work. Dutton.
- Wilhoit, J. C. (2008). Spiritual Formation as if the Church Mattered: Growing in Christ through Community. Baker Academic.
- Green, M. (1970). Evangelism in the Early Church. Eerdmans.
- Bosch, D. J. (1991). Transforming Mission: Paradigm Shifts in Theology of Mission. Orbis Books.
- Lausanne Movement. The Lausanne Covenant (1974).
- Lausanne Movement. The Cape Town Commitment (2010).
- Guinness, O. (2019). Carpe Diem Redeemed: Seizing the Day, Discerning the Times. InterVarsity Press.
Textes bibliques principaux
Actes 13.36 ; Matthieu 5.13-16 ; Matthieu 25.14-30 ; Matthieu 28.18-20 ; Marc 8.34-35 ; Actes 17.16-34 ; Romains 12.1-8 ; 1 Corinthiens 15.58 ; Éphésiens 2.10 ; Philippiens 2.12-16 ; Colossiens 3.17, 23-24 ; 1 Timothée 4.12-16 ; 1 Pierre 3.15-16.

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